Il est une heure où le temps s’arrête dans le delta du Sine Saloum. Là où l’eau salée épouse les racines sacrées des palétuviers, un murmure s’élève : c’est l’écho des mangroves.
En nous enfonçant dans ce dédale aquatique, nous avons eu le privilège de rencontrer les ramasseuses de coquillages de Joal-Fadiouth. À marée basse, ces femmes courageuses s’aventurent dans la vase, courbées avec grâce, pour récolter les huîtres de mangrove et les arches (pagnes). C’est un travail de patience, transmis de mère en fille depuis des siècles, qui fait vivre l’île aux coquillages.
Ici, la nature n’est pas un décor, c’est une complice. Les mangroves protègent les côtes et nourrissent les villages. En écoutant le cliquetis des coquilles contre les paniers d’osier, on comprend que l’équilibre du Sénégal se joue aussi ici, dans le silence de ces forêts flottantes. Une rencontre hors du temps qui nous rappelle que la beauté du voyage réside souvent dans ces instants de labeur partagé au fil de l’eau.

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