Il se dresse, massif et immobile, comme un géant à l’envers dont les racines chercheraient le ciel. Le Baobab n’est pas seulement un arbre : au Sénégal, c’est un ancêtre, un gardien et une pharmacie à ciel ouvert.
Dans chaque village, le baobab est le centre social. C’est sous son ombre que les anciens se réunissent pour la ‘palabre’, cette tradition ancestrale où l’on discute des problèmes de la communauté jusqu’à trouver un consensus. Ici, on apprend la patience : rien ne se décide dans l’urgence sous un arbre qui a mille ans.
Mais l’apprentissage ne s’arrête pas au sacré. Saviez-vous que tout se consomme dans le baobab ? Ses feuilles séchées (le lalo) lient le plat national, tandis que son fruit, le ‘pain de singe’, donne le Bouye, un jus onctueux riche en vitamines. On utilise même son écorce pour tresser des cordes solides.
Voyager au Sénégal, c’est apprendre à saluer ces géants. Car comme le dit le proverbe : ‘Le savoir est un tronc de baobab ; une seule personne ne peut l’embrasser’. Prenez le temps de vous asseoir contre son tronc, vous entendrez peut-être les histoires qu’il murmure depuis des siècles.

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